Les voyages d'Ouralie

27 juillet 2016

Aux alentours de Nevski Prospect

Ailleurs on dirait l'avenue Nevski, mais ici, le terme de "perspective" est préféré. Pourquoi ? Sans doute le caractère large et linéaire de cette percée au milieu de la ville, longue de plusieurs kilomètres, qui ouvre sur un horizon lointain. Elle fut créée en 1710, gagnée sur la forêt.

Sa première partie, celle qui part de la place du Palais et de la Néva, et qui croise les trois principaux canaux de Saint-Petersbourg, est la plus agréable, la plus animée et fréquentée par les touristes, pour qui elle est aussi un repère.

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J'ai eu le privilège d'avoir choisi un hébergement certes modeste - quelques chambres tranquilles deux étages au dessus d'un pub à l'irlandaise, où le petit déjeuner était servi -  mais tout proche des endroits stratégiques : l'Ermitage, la Néva, et donc, cette fameuse perspective Nevski. En quelques pas je pouvais la rejoindre et en découvrir toutes les merveilles impeccablement alignées, dont le style va du classique, du baroque à l'Art Nouveau. C'est ici que les premiers hôtels particuliers de la noblesse russe ont été construits - palais Stroganoff, Anitchkov, Belosselski - et les immeubles d'affaires au XIXème siècle, surtout le bâtiment Singer, dont je reparlerai.

 

Les églises de tous les cultes se sont invitées ici, d'abord la cathédrale Notre Dame de Kazan où le culte est encore célébré : elle est donc libre d'accès - chaque soir  18 heures, on peut assister à l'office et entendre les choeurs de chants religieux orthodoxes, magnifiques, en live dans un décor à la fois fastueux et recueilli.

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En face, on trouve une église arménienne, et une catholique, Sainte Catherine mais aussi de nombreux restaurants, cafés, boutiques dont l'incroyable galerie Gostiny, et son look désuet qui semble sorti d'"Au bonheur des dames".

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Cependant la plupart des enseignes internationales se retrouvent ici, depuis la fin de l'URSS ; Zara, H&M, sont hébergés dans les plus beaux immeubles Art Nouveau, comme un peu partout en Europe et ailleurs...  On peut le regretter, mais ainsi va la mondialisation. Très souvent, on croise des canaux, qui apportent une note de nature et de romantisme au paysage urbain. Des groupes musicaux, des boutiques de fleurs en plein air, et bien sur de souvenirs, en occupent les bords.

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Chacun a son emblème : sur le Griboïdova, l'incroyagle église Saint Sauveur sur le sang versé  dresse ses bulbes colorés : à proximité, le tsar Alexandre II fut assassiné en 1881 et cette église fut construite en expiation. Aux entrées du canal Fontanka, quatre superbes statues représentant des chevaux sauvages et leurs dresseurs.   

Saint Sauveur

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Je ne peux pas passer sous silence la beauté de l'immeuble Singer (oui, celui des machines à coudre, venu commercer avec la Russie peu avant la révolution !)  Son dôme oblong orné de statues féminines domine tous les autres bâtiments de l'avenue, grâce à un habile subterfuge : aucune construction ne devait sur l'avenue dépasser 23 mètres 50, la hauteur de l'Ermitage. Mais la tourelle et son dôme ont su défier le réglement et on les voit de loin.

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Les façades font l'angle avec le canal Griboïdova, toutes en verre,  statues et figures de pierre ou de bronze doré, très gracieuses. Le rez de chaussée est occupée par une grande librairie à l'ancienne, très fréquentée et débordant de trésors : la plupart des livres sont richement enluminés et dorés, même en édition populaire. On y trouve aussi des cadeaux, et surtout ces livres de coloriage pour adulte, d'un style différent, une excellente idée de "souvenir".

Ce n'est pas tout, à l'étage, se tient le Café Singer, un salon de thé et de restauration légère, dont le chocolat chaud est réputé ! Je me devais de comparer ce breuvage avec celui du Florian à Venise et de la Maison Municipale de Prague, et je dois dire qu'il les surpassait largement!

Heureusement installée près de la fenêtre en demi cercle qui donne sur la cathédrale et son jardin, je me vis servir une grande tasse pleine d'un chocolat très épais et très noir, tel qu'on le boit en Espagne parait-il, mais pour moi c'était une nouveauté enivrante, surtout que je sortais de l'Ermintage et que je n'avais rien mangé depuis le matin (crêpe à la viande et gruau sucré...). Je vous laisse en juger, j'ajoute que le décor et le costume des serveurs semblait sorti du 19ème siècle, bourgeois et raffiné.

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Cathédrale Notre Dame de Kazan,  vue de la salle du café Singer, avec son petit air de Saint Pierre de Rome...

 

 

 

 

Rien à voir avec l'autre "cantine" que j'ai fini par découvrir pour mes repas du soir, une chaine de fast food à la russe où tous les plats sont locaux et cuisinés derrière le comptoir : soupes, crêpes fourrées, pirojis, salades surtout mais une foule d'autres chose dont les images et les prix sont affichés en gros, comme au Mac do, mais seulement en russe. N'y comprenant rien malgré les photos, j'ai fini par demander une carte en anglais, qu'une employée m'a sortie de dessous le comptoir, et j'ai pris mon temps pour choisir parmi tous ces mets inconnus.

La chaine se nomme "Teremok" et on en trouve plusieurs en ville et en banlieue.

 

Cet endroit est agréable, fréquenté uniquement par des russes de tous âges, mais jamais bondé. Le décor vintage des années 80 est basé sur l'orange vif, les affiches colorées, les chaises "bistrot" avec une musique de fond joyeuse ou sirupeuse : des chansons russes contemporaines très dépaysantes!

Une très bonne adresse à recommander à tous les amateurs de simplicité et de "couleur locale" ; tout était délicieux et bon marché, j'ai voulu gouter le bortch, moi qui déteste les betteraves rouges à cause de leur couleur, eh bien j'ai été agréablement surprise!

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DSCN0445Bortsch, crêpe fourrée viande et fromage, raviolis russes

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C'est qu'il n'est pas facile de se nourrir dans le centre ville, comme dans toutes les capitales du genre, à part les restaurants pour touristes et les kiosques à hot dogs un peu partout dans les parcs. J'ai fini par trouver une boulangerie française (pas pour moi!) et une épicerie d'un autre âge où j'allais acheter mes bouteilles d'eau et un chausson à la viande, ainsi que de très bonnes clémentines, dans une petite rue adjacente à celle de mon hôtel. On y trouvait aussi des cigarettes (à un prix ridicule) mais pratiquement inaccessible : ici, pays de fumeurs et de buveurs, alcool et surtout cigarettes semblent être victimes aujourd'hui d'une étrange prohibition...  Depuis longtemps des mesures drastiques ont été prises, point de "carotte" bien visibles, point d'abondance de marques, et cela, même au duty freee de l'aéroport : il faut demander les cartouches après avoir consulté une liste,  incroyable!

Pour terminer sur une note plus romantique, j'ai bien aimé ces bouquets de muguet, très en retard, vendus sur le trottoir au milieu du mois de juin sous un petit soleil intermittent...

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Et que dire de la beauté des soirs ?

DSCN0051  le dernier soir

 

 

 

 

 

 

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25 juillet 2016

Le Versailles de Pierre

Quelques années après la naissance de sa ville, Pierre le Grand eut envie d'une résidence hors les murs, mais pas trop loin, qui évoquerait le Versailles du Roi Soleil (mais sans trop de soleil, on le verra!) - Le site choisi se situe au bord du golfe de Finlande, dans un lieu très boisé doté d'une importante déclivité.

L'idée était de profiter de cette pente naturelle pour y faire dévaler une cascade entourée de statues, agrémentée de jeux d'eaux,qui rejoindraient la mer Baltique par un grand canal artificiel. Ces eaux ont été capturées dans les montagnes environnantes, d'autres fontaines ludiques ont été créées dans le parc inférieur, un peu partout.

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Le Palais, lui, domine le tout de sa façade classique, encadrée de deux pavillons baroques inspirés de l'Orient aux toitures dorées. Le premier architecte en fut le français Jean-Baptiste Leblond, suivi, sous Elisabeth 1er, de l'italien Rastrelli, qui ajouta un étage et deux ailes, et refit l'intérieur dans un style plus baroque, avec force moulures et dorures.

Ne soyez pas déçus, le palais que vous voyons aujourd'hui est une fidèle reconstitution, suite aux destructions de la dernière guerre, mais on l'oublie assez vite. Attention, si le palais se visite toute l'année, les fontaines ne fonctionnent que de mai à septembre.

Ce site, à une quarantaine de kilomètres de Saint Petersbourg, est une destination très prisée des touristes, et même des russes, par son attrait bucolique et marin, mais aussi culturel, c'est donc avec enthousiasme que j'embarquai un beau matin sur le quai de la Néva, en face de l'Amirauté.

J'avais choisi le moyen le plus romantique de me rendre à Peterhof, par un hydroglisseur (navette toutes les trente minutes) qui débarquait directement dans le parc, comme aux temps des fêtes impériales. Le temps semblait beau, mais la lumière un peu louche aurait dû m'alerter pour la suite. Je ne serai pas la seule à m'être laissée surprendre : le bateau était complet, les retardataires devraient prendre le suivant. Nous avons voyagé en musique, je fredonnais sur la bande son de "la Vie en rose", parmi les romances locales. Quittant rapidement les palais de la ville, nous avons longé les installations portuaires, énormes et fascinantes, avant de rallier le golfe de la Baltique.

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DSCN0121 Rapidement de sombres nuages s'amoncèlent au large ...

Et c'est sous une pluie battante que nous débarquons, aussitôt canalisés et bloqués au niveau des caisses et des tourniquets de sécurité.

Les plus prévoyants enfilaient leur K.Way et ouvraient leur parapluie, moi je n'avais qu'un petit imper et un foulard de coton léger, le temps de passer à la caisse - très compliquées, des dizaines de tarifs uniquement en russe - et j'étais déjà trempée.

Je partis me mettre à l'abri sous le couvert des arbres du parc, fréquenté par des corbeaux à  col gris et des oiseaux de mer, espérant que ce ne serait qu'une averse.

le corbeau de peterhof

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Le long du canal, les échoppes de souvenirs font des affaires en vendant leurs ponchos de plastique vert, bleu ou rose, qui transforment en troll les nombreux touristes qui succombent, moi je ne mettrais jamais ça! Et tous mes parapluies se retournent, alors je n'en achète plus depuis longtemps.

Les gouttes d'eau s'accumulent sur mon objectif, mais comment ne pas apprécier cette balade sous la pluie, dans une atmosphère saturée de senteurs marines ou balsamiques, le long des chemins forestiers d'où surgissent statues et fontaines, pavillons de plaisance, de chasse, et aussi quelques écureuils roux.

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DSCN0151Le Palais compte plusieurs annexes, et chacune se visite séparément d'où la complexité des tarifs, j'ai d'ailleurs renoncé à visiter le Palais lui-même, l'intérieur de l'Ermitage ne pouvait que lui être supérieur. De plus, la pluie incitait les gens à se réfugier à l'intérieur et la visite serait encombrée, j'ai préféré les eaux dans tous leurs états, me réfugiant parfois sous un péristyle providentiel, par exemple celui du pavillon de Marly.

Autour de la  grande cascade, j'ai cependant pu prendre quelques photos un peu brouillées par la pluie, qui faisait briller davantage l'or des statues de Neptune et de Diane, et d'autres divinités et figures animalières, telles des lions tutélaires et des grenouilles cracheuses d'eau.

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Cela faisait trois heures que je prenais ce bain de nature, et la pluie ne cessait toujours pas, obstinée. Il était temps de songer au retour, qui ne se ferait pas en bateau : pour une obscure raison, la caissière m'avait refusé un aller et retour -  peut être parce que je n'avais pas su préciser l'heure de mon retour ? - et vu le mauvais temps autant prendre un moyen de transport plus simple et plus démocratique : le minibus et le métro.

Seulement voilà, où se trouvait ce minibus ? Logiquement au delà du Palais, dans la partie haute, puisque je n'avais pas vu d'arrêt de bus vers le débarcadère. Enfin une employée me comprit et s'écria que la "vatrouchka" se prenait en effet après la sortie de la partie haute, au-delà du tourniquet.

Je n'étais pas rassurée en passant les caisses, qui donnaient sur une  longue allée ; mais je vis passer un bus et des voitures sur une route qui lui était perpendiculaire, j'étais sauvée, le Routard ferait le reste!

En effet, le K404 m'attendait à l'arrêt. La lettre K devant un numéro signifie qu'il s'agit d'un minibus, qui double le vrai bus dans son trajet. il y a une vingtaine de places assises et l'ambiance est assez sympathique. Je me souviens d'un groupe de femmes russes extraverties qui jacassaient et riaient à l'arrière, assises en rond aux places du fond. Des grands écriteaux indiquaient la destination, principalement des stations de métro. Je décidai d'aller jusqu'au terminus de la Gare de la Baltique. Le prix du trajet est de 70 roubles, autant dire rien.

Le trajet fut long, presque trois quarts d'heure, sur une de ces avenues rectilignes et sans fin, comme celle qui conduit à l'aéroport;en temps normal, j'aurai vu  défiler la banlieue pétersbourgeoise, mais les gouttes de pluie et la buée m'en empêchèrent.

Enfin je gagnais la ligne 1 du métro, la plus belle, le Routard avait dit vrai là encore, et j'ai "fait du métro" avant de regagner le centre ville :

 

DSCN0433  Le palais du peuple après le palais des tsars

station Pushkina Station Poutchkine

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DSCN0434 Un style Art nouveau

DSCN0427 Travailleuses soviétiques gravées dans le marbre

Le métro est creusé très profond sous la Néva et les marécages qui l'entouraient, justement à cause d'eux. D'ailleurs les plus grands bâtiments sont construits sur pilotis, ce qu'on a du mal à imaginer...

Certains s'étonneront que je me sois privée de la visite des différents sites du Palais : c'est que l'habitude russe de faire payer  petit à petit pour chaque chose (tout pareil dans les épiceries de quartier, et sur l'ile Petrograd), me dérange, je préfère ne pas avoir à faire un choix et payer un forfait l'esprit tranquille.

Mais attention, les tarifs annoncés dans le Routard, édition 2016 pourtant, ne sont pas fiables, et les prix sont tous supérieurs dans tous les domaines, pour pallier sans doute à la baisse du rouble? Mais tout reste bon marché, c'est juste que la monnaie est trompeuse : par exemple, mille roubles font à peine 14 euros.

 

 

 

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21 juillet 2016

Balade sur les iles de la Néva

Au gré de cette promenade, jamais la Neva n'apparait avec tant de majesté, déversant ses eaux grises entre le golfe de la Baltique et les canaux de la ville, généreuse, grandiose, et bordée de tant de palais tutélaires aux formes classiques ou baroques.

Au milieu du pont Dvortsovy, qui commence entre l'Amirauté et l'Ermitage, elle apparait comme une étendue immense aux multiples ramifications, sillonées de bateaux de toutes sortes, péniches, vedettes promenade, voiliers.

ile VassilievComme on peut le voir, le ciel de printemps était plutôt tourmenté, parfois agrémenté d'une averse, ou bien d 'une éclaircie.

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Les deux dernières images montrent l'étonnante variabilité du ciel, de ce gris plombé au bleu le plus innocent.

 

 

 

Au bout de ce premier pont, je peux enfin contempler de près les colonnes rostrales jumelles, élevées en 1810 à la gloire de l'empire russe sur un promontoire. On les voit de loin grâce à leur couleur rouge brique. Des proues de navires en sortent comme des branches, et au pied de chaque colonne on trouve des statues évoquant les divinités marines, masculines et féminines (en réalité, des allégories des grands fleuves de Russie).

 

Les colonnes rostrales DSCN0313

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Sur la dernière image, deux femmes se livrent à une activité mystérieuse, ayant peut-être trait à la divination ?

Cette première île, l'île Vassilevski, est un lieu d'habitation, aux rues quadrillées comme tout le reste de la ville, mais ses rives sont bordées de nombreuses institutions vénérables, que je n'ai pas eu le temps de visiter :

Le musée de Zoologie, l'Académie des Beaux-Arts, le palais Menchikov, et le musée de la Littérature Russe. Leurs façade classiques et un peu pompeuses s'alignent au bord de l'eau, prolongées par un parc ombragé qui ménage une petite promenade romantique :

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  Remarquez les doudounes portées par ces promeneurs... j'ai regretté pour ma part de n'avoir emporté qu'un mince imperméable...DSCN0319

 

 

 

 

 

 

 

Alignement de poupées russes made in Taiwan...

 

 

Ensuite je me dirige vers un autre pont, plus court que le premier, qui mène à la seconde île, Pétrograd. C'est en effet ici qu'a commencé la ville nouvelle de Pétrograd, au nom de son fondateur. C'est sur cette ile que la forteresse a été bâtie en premier pour la défendre contre l'envahisseur suédois, qui bien que vaincu, menaçait toujours l'empire.  Cette forteresse initiale était donc une priorité et c'est là que le tsar a résidé, et supervisé les travaux.

Le chemin entre les deux iles est donc très court, on pense évidemment à l'ile de la Cité et  à l'île Saint-Louis à Paris.

DSCN0330 On aperçoit la flèche de la cathédrale derrière ce  bateau ancien transformé en restaurant

DSCN0337 Sur l'autre rive, l'Ermitage, bien sur

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A l'intérieur, c'est une ville dans la ville, on trouve la petite cathédrale Saint Pierre et Paul à la flèche dorée, qui est devenu le tombeau des Romanov. On y trouve aussi des pavillons de résidence, et la maison des Ingénieurs, qui devaient être à pied d'oeuvre. Il y a aussi le Bâtiment de l'Artillerie, pour stocker les munitions, à coté des remparts.

Tout cet ensemble abrite des petits musées mais comme il faut payer à chaque fois, je n'y suis pas entrée. On voit quelques compositions d'un goût discutable tout au long du parcours...

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Mais passons plutôt la Porte de la Neva, qui donne directement sur la rive de l'ile : tout le long de la forteresse, une étroite plage de sable sépare les remparts du fleuve, c'est là que les habitants viennent se dorer au soleil d'été ... quand le temps le permet!  Ce qui n'était pas le cas ce jour-là, 10 juin.

 

DSCN0370  le long des remparts

DSCN0378 une promeneuse devant le parapet formant accès à la plage

DSCN0374 un groupe de touristes britanniques

DSCN0371 La porte de la Néva, derrière, la flèche de la nécropole impériale (les restes des derniers Romanov y ont été transférés)

DSCN0373 Une vraie plage, déserte car il faisait 11 degrés!

 

Un dernier regard sur l'île historique : l'ensemble de la citadelle, et un bout du parc paysager où sont posés les différents pavillons.

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Evidemment, c'est au retour que le ciel se dégage! J'avais remarqué ce phénomène à Riga, qui n'est pas très loin : il fait beau le matin, et le soir, et entre temps souvent des nuages et des averses!

 

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20 juillet 2016

Quelques conseils pratiques

Comme toutes mes envies de voyage, celle  d'aller à Saint Petersbourg m'a prise sans prévenir, un jour de décembre 2015, ce serait là-bas et pas ailleurs, juste avant la folie des nuits blanches, soit début juin.

Découvrir cette ville qui a poussé au début du 18ème siècle sur les bords de la Neva, conçue pour être une vitrine de la grande Russie et un nouveau port sur la  Baltique avait quelque chose d'enivrant. Le temps où l'on pouvait créer, avec de l'argent pour ça, des projets, des rêves, en un temps record.

Les barrières de la langue, de l'alphabet, et du visa nécessaire auraient pu mettre  un frein. Et puis j'ai compris que ce n'était pas si insurmontable, même sans agence et en solo. L'année  précédente, la découverte de la Norvège en autocar et en groupe m'avait éloigné de ce genre de trip! Je me suis donc lancée, bien aidée en cela par le forum du Routard dédié à cette ville.

vue depuis Etat Major

Ici quelques conseils pour les aventuriers :

LE VISA

J'ai la chance d'habiter Lyon, où se trouve un consulat honoraire de Russie, habilité à délivrer des visas, ce qui évite les correspondances et les agences plus ou moins fiables. Sur leur site, on peut déjà bien préparer le nécessaire soit :

Un questionnnaire à télécharger

deux photos sans sourire, sans cheveux dans les yeux ou trop près du visage

Un "voucher" ou invitation de l'hotel ou les particuliers qui vont vous héberger

Une attestation  originale d'assurance (rapatriement, santé) signée d'un responsable et couvrant la période de départ.

Il est bon de commencer le travail trois mois avant la date du départ : j'ai du par exemple faire refaire mes photos, car ma frange n'avait pas plu! Si bien que je me retrouve avec un passeport affublé, à la page Russie, de cette horrible photo où je ne me reconnais pas...

L'hôtel réservé sur booking m'a envoyé un voucher, que je paierai en liquide à mon arrivée. Et mon assurance la fameuse attestation, je ne savais meme pas que j'étais assurée pour tout ça avec mon assurance voiture! Merci la MAIF.

En venant déposer le dossier au consulat, j'ai payé 116 euros (un peu cher) - quelques jours après j'ai donc reçu un mail me prévenant que ma photo avait été refusée par l'Ambassade, mais je fus quand même dans les temps, le consulat est ouvert tous les jours sauf le lundi.

Ne pas se laisser impressionner par cette formalité, certes  plus contraignante que l'ESTA américain, mais à portée de tous. Vous trouverez beaucoup de renseignements sur le forum Russie du Routard. A vous de trouver le meilleur! Si vous partez en voyage organisé, c'est l'organisme qui s'en occupera, mais vous devrez fournir l'attestation d'assurance et les photos.

LE VOL

Pour moins de 400 euros, j'ai trouvé un vol aller et retour à des heures "chrétiennes" c'est à dire pour moi, ni trop tôt ni trop tard. Les quatre vols étaient assurés par Lufthansa, avec une courte escale à Francfort. Connaissant la taille de l'aéroport et les retards de vol, je n'avais qu'une peur, c'est de rater la correspondance! Mais s'agissant de la meme compagnie, peut etre attendraient-on les lyonnais retardataires ?

Cela ne manqua pas : un orage survenu à Francfort interdisait tout atterrissage et décollage, et nous avons été bloqués à Lyon plus d'une heure, sans aucune nouvelle. Sourires méprisants des lisses hotesses d'accueil, aucun affichage, mais je semblais être la seule  à m'inquiéter.

Dans l'avion, enfin, le pilote  jovial a informé  les passagers, mais en allemand et en anglais seulement! je me suis fait traduire par une personne bilingue la teneur de ses propos : les correspondances seraient assurées, puisqu'aucun avion n'avait pu décoller...

Au retour, pas de retard, mais une heure c'est très juste pour, à Francfort : repasser les controles de bagages déjà passés en Russie, le controle des passeport, et si le terminal était le meme, il a fallu passer un nombre incalculable de tapis roulants, ascenseurs, escaliers, pour atteindre enfin la bonne porte! Stress maximum, car l'avion de Lyon n'attendrait pas cette fois, puisque le vol en provenance de Pulvoko n'avait pas de retard...  Je suis arrivée alors que l'embarquement était commencé!

Je me suis juré que je ne prendrai plus que des vols directs, ce qui limiterait mes voyages, mais tant pis, le niveau de stress est trop affreux!

L'ARRIVEE

Il était tard, presque 23 heures alors que l'arrivée était prévue à 21 heures. Pas moyen d'avertir l'hotel, mais comme il fait "pub" il restait ouvert jusqu'à une heure du matin. J'avais prévu de prendre le minibus K39 jusqu'à la place de Moscou, puis le métro avec une correspondance, mais j'étais trop stressée et il était si tard.

Je me suis donc résignée à prendre un "taxi officiel", ignorant les propositions de taxis privés ou autre. Avant, j'ai du retirer des roubles au distributeur, sans problème. il vaut mieux retirer beaucoup à la fois pour éviter les commissions.

Le tarif était de 1500 roubles, plus cher que le Routard le prévoir, mais ce devait etre le tarif de nuit. Au retour, l'hotel m'a appelé un taxi vert et jaune, qu'on se le dise, qui m'a emmenée à l'aéroport pour ... 700 roubles! la compagnie est donc à recommander (meme en tarif de jour, la différence est énorme!)

L'HOTEL

 

★★★ The Library, Saint-Pétersbourg, Russie

Voznesenskiy prospekt 4, District de l'Amirauté, 190000 Saint-Pétersbourg, Russie - Ce quartier est un choix idéal pour les voyageurs intéressés par l'histoire, l'architecture et les musées - Vérifier l'emplacement Très bon emplacement - voir la carte Excellente situation géographique - avec une note de 9,8/10 !

http://www.booking.com

J'utilise la nouvelle fonction pour vous présenter cette maison d'hotes exceptionnelle ! Située à trois cents mètres de l'Erminage environ, de la Néva donc, et tout proche de Saint Isaac dont je voyais les bulbes de ma fenêtre.  Les huit chambres sont au second et troisième étage d'un escalier privé, au charme 19ème.  Les vastes volumes, l'isolation parfaite, font qu'aucun bruit ne vient gêner le repos, pas même la musique du pub irlandais du rez de chaussée! C'est là qu'on prend un improbables petit déjeuner russe, différent chaque jour : crêpe à la viande, salade de hareng, oeufs au plat, flan de semoule ou porridge, accompagné d 'un bon café américain, tiré de la machine du bar. Ainsi la journée commençait par une surprise...

Ma chambre avait ce charme vintage inspiré des années 60, mais refaite à neuf. Tapisserie à fleurs, meubles en bois sombre, mais éclairage savant, télé à écran plat où j'ai pu voir le premier match de l'euro commenté en russe, salle de bain parfaite, et double vitrage efficace, le tout pour moins de 300 euros les cinq nuits, petit déjeuner compris.

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Ces considérations pratiques étant terminées, passons maintenant à la découverte de cette ville sublime....

 

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13 août 2015

Oslo, fin du voyage

C'est par la capitale que nous terminons notre périple, alors qu'à la réservation, celui ci devait se faire en sens inverse, avec lente remontée vers le nord, et le dernier jour, un vol Alta Oslo. On aurait peut être vu le soleil de minuit, mais n'avoir pas eu ce ciel bleu sur les iles Lofoten, allez savoir !

Certains coupeurs de cheveux en quatre ont même calculé que les croisières auraient été plus longues si le plan A avait été retenu.

 Moi, j'ai bien aimé le choc climatique et culturel du  Cap Nord, et le retour en douceur à la civilisation urbaine, via  Bergen, puis Oslo. Et aussi le fait de dormir deux nuits au même endroit, dans un hôtel que nous avions découvert le premier soir.

  C'est le moment où l'on commence à mieux se connaître et que les rapports humains pourraient devenir plus intéressants, au moment de se séparer pour revenir à nos vies civiles.

 Toute la dernière journée a été consacrée à la découverte d'Oslo, et elle n'a commencé qu'à neuf heures du matin, par un tour accompagné, une guide locale, italienne francophone, relayant enfin notre abrupte Dominique plus gestionnaire que guide touristique.

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Un nouveau car conduit par un nouveau chauffeur nous emmène en ville, distante de 15 kilomètres, pour se poser à l'orée du parc Vigeland, ou « parc des statues ». Il y a déjà plusieurs cars d'asiatiques mais ce n'est pas encore la foule, et il fait beau.

Située sur une presqu’île à l'ouest de la ville, ce parc réunit l'héritage du sculpteur  Gustav Vigeland ; l'oeuvre de toute une vie, qu'il a légué, sans jamais rien vendre, à la ville d'Oslo, en remerciement de la bourse d'études et de voyage, et de l'atelier qu'on avait mis à sa disposition : son talent était reconnu,  et les biens matériels ne l'intéressaient pas.

Vigeland, marié trois fois, et ayant à l'instar de Jean jacques Rousseau, manifesté peu d'intérêt pour sa progéniture, a voulu cependant magnifier l'enfance, le couple et la famille, ainsi que le cycle de la vie. Son travail est donc essentiellement humaniste, avec une obsession certaine pour le Temps, insouciant et joyeux au début, mais allant fatalement vers le déclin, la vieillesse et la mort.

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Les statues se présentent comme des allégories, et tous les personnages sont représentés entièrement nus, sans la moindre feuille de vigne. Les muscles, la chair, l'innocence de l'enfance, l'explosion sensuelle de la jeune maturité évoluent, au fur et à mesure du parcours, vers la dégradation et la flétrissure de l'âge mûr.

On pense à Rodin, mais le style est plus libéré. on sait que les scandinaves ont le culte du corps au naturel, et n'ont pas de pudeur particulière à le montrer, sans artifices.

Au début de la promenade sur le pont notamment, on voit des scènes charmantes, en particulier des pères jouant avec leurs enfants, dans des attitudes acrobatiques, on voit des mères douces et alanguies avec leurs bébés, des gamins parfois boudeurs, voire faisant un caprice, ou riant de plaisir.

On arrive par des marches au pieds de la sculpture Monolith, une colonne de 15 mètres de haut où sont représentés, les uns sur les autres, 121 personnages, tous dans des attitudes différentes, exprimant quiétude ou angoisse, audace ou repli.

Le sommet de l'oeuvre se réalise dans la superbe fontaine de la vie : telle une horloge qui compte les heures, elle décline les âges de la vie, à travers des groupes de deux à quatre personnages, hommes, femmes ou enfants. La fontaine est bien sur mise en eau, ce qui produit un effet vivant et spectaculaire.

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Autour de cette fontaine, encore plusieurs scènes ; confidences, pardons, complots de jeunes gens, tendresses entre couples de tous âges.

Ce qui peut réconforter, c'est que la solitude n'a pas de place dans ce cycle de la vie, aucun personnage n'est isolé, mais partage la joie ou la peine, l'amour et la peur de disparaître avec ses congénères.

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Cette promenade finit par être un peu surréaliste, mais reste apaisante.

Moins plaisante la visite du musée des Vikings, dans un espace vaste mais sombre et bondé car on approche de midi,  et tout se trouve à l'intérieur. On y présente des drakkars du 10ème siècles, des bateaux funéraires que l'on enterrait avec le mort, des bijoux.

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Puis le car nous dépose à notre point de rencontre, devant l’Hôtel de Ville de style Art Déco, magnifique et monumental jusque dans les toilettes souterraines, avec ses deux tours de brique rouge, ses fresques grandiloquentes  et sa fontaine en cascade, ornée de cygnes, l'emblème d'Oslo.

Nous voilà en quartier libre pour la seconde fois, de midi à 17 h30 ! Alors que les autres se concertent pour trouver des restaurants, « bien évidemment »  je suis déjà partie vers le port tout proche, dans l'idée de rejoindre l'Opéra d'Oslo, inauguré en 2008, date ô combien parlante pour moi ..

Le reste de la ville ne me tente guère, ce que j'ai pu en voir pendant le tour en car m'a semblé froid et académique. Rien de transcendant, alors que ce superbe opéra de marbre blanc au bord de l'eau m'attire comme un aimant.

J'avais donc décidé de longer les quais du port de plaisance vers la gauche, ce qui finirait bien par me mener aux portes de l'Opéra, en espérant que la route ne serait pas trop longue. La chaleur commençait à se faire sentir, Oslo se situant au sud du pays. Nous venions du grand Nord, et insensiblement étions passé des 4 degrés de NordKapp aux quelques 25 degrés d'Oslo.

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 Mais se balader le long d'un port est toujours agréable, entre un énorme ferry de croisière semblable à un immeuble de 10 étages, des vedettes de promenades et même des barques de pêcheur et leur cargaison de maquereaux. Enfin l'Opéra est en vue, et je traverse une grande esplanade pour y parvenir. Je commence à regretter d'avoir fait l'impasse sur le repas de midi, ou du moins de n'avoir pas pensé à prendre des biscuits. Mais j'ai de l'eau, c'est l'essentiel.

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Au soleil de 14 heures, le marbre blanc dont est tapissée la surface du bâtiment fait presque mal aux yeux. plusieurs cheminements ascendants, rampes et terrasses faisant office de toiture, entourent les impressionnants panneaux de verre du hall central, qui sont sûrement  des panneaux solaires, écologie nordique oblige. Les espaces sont tellement immenses que la foule des visiteurs n'est en rien gênante, dispersée le long de ces rues de marbres qui toutes, sont sans issue, donnant sur la baie d'Oslo droit devant, et sur la gauche sur tout un quartier d'immeubles ultra design, allant du noir au blanc dont l'un est parait il appelé "le taille crayon" - On dirait un rêve futuriste.

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L'accès au grand hall est libre et gratuit. L'intérieur est aussi impressionnant qu'une cathédrale, et distribue les accès aux différentes salles par des escalators et des escaliers. Un grand bar restaurant est installé dans le fond, contre les vitres, on trouve aussi une boutique et des toilettes somptueuses. Pour' rompre les volumes, deux sortes de cloisonnements ont été inventés : des sortes de moucharabieh, murs blancs percés de trous d'où s'échappe une lumière verte, et des fagots géants de bois clair, voulant sans doute rappeler les forêts norvégiennes. Des poteaux de béton blanc inclinés soutiennent les plafonds.

A l'extérieur, je me baladerai longtemps pour faire des photos sur les toits terrasses en pente, n'en revenant pas de ce ciel bleu, de cette lumière du nord que j'aime tant. Depuis un point d'observation élevé, je repère un accès plus direct au centre ville, via la gare ferroviaire. Devant les portes d'accès, il y a une marchande de glaces, de quoi satisfaire à la fois ma soif et ma faim! Il ne reste plus que le parfum fraise, alors j'en demande une boule, au prix approximatif de trois euros, mais franchement, une boule ici, c'est l'équivalent de trois chez nous! Dégustée sur un coin de terrasse à l'ombre, c'est le bonheur complet!

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L'heure du rendez vous approche, j'ai repéré le raccourci qui mène au centre ville, où s'achève la « gay pride » - juste le temps de visiter la jolie cathédrale baroque et de finir mes couronnes dans une boulangerie avec un petit pain à la cannelle, rien d'autre à signaler, sinon le contentement d'avoir accompli ce voyage ébouriffant, et de rentrer chez moi demain ; le vol est à 14 heures, donc  une seconde grasse matinée est offerte !

 

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11 août 2015

Trondheim ... Tallinn ..

    

Il pleut quand on part à 8 heures de Mo I Rana après un copieux petit déjeuner, le dîner trop tardif pour cause de retard  pas encore digéré … je commence à être inquiète pour ma ligne !

 Sous une pluie battante, on va visiter une « échelle à saumon »,  engagement contractuel  oblige! je suis devenue passive, car je compte trop sur le groupe et sur la guide, malgré la pauvreté des informations distillées. Si bien que ne sachant pas ce qu'est une échelle à saumons, je l'ai manquée, suivant  d'autres personnes  un peu larguées comme moi, sur le chemin en bois qui descend vers la « cascade ».

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DSCN0498 échelle à saumonsLa dernière image n'est bien sur pas mon oeuvre, c'est juste pour savoir ce qu'est une "échelle à saumons"!

Je saurai plus tard que cette chute est artificielle, c'est un barrage pour l'électricité, et ce qu'il fallait voir c'était des sortes d'escaliers de l'autre coté d'une passerelle que j'ai prise pour un site interdit (vu aucune personne du groupe ou autre dessus!) et pourtant, dans le car, ils ont exhibé leur photo de la fameuse « échelle », et je me suis sentie  idiote d’être passée à coté !

Après les soleils de minuit manqués, c'est le pompon !  Je vois mes limites au cours de ce voyage,  Distraction pathologique, car trop obsédée par mes problèmes ? Volonté inconsciente de saboter le principe du circuit accompagné ?

Quitte à voyager en groupe, j'aurais eu besoin d'un guide plus aguerri, plus directif encore peut être, celle là ne sait gérer que les incidents de parcours, les horaires, mais coté touristique, elle est proche de zéro, à grands coups de « bien évidemment », qui masquent sa petite leçon apprise par coeur. Et elle ne sait pas nous fédérer, être précise dans ses indications.

 Sans doute que voyageant seule, je dois rater aussi plein de choses, sauf que je ne le sais pas et que ça change tout ! Bienheureuse innocence.

 Et pourtant ces voyages radieux, en plein amour et complicité et au pire, attente, espérance, désir de reconquête - car il y avait quelque chose à reconquérir - ces voyages là resteront inoubliables, et il me sera difficile de retourner dans ces villes : Venise, Edimbourg, Berlin, les trois princesses de la  Baltique, etc … Seule Lisbonne résistera au boycott.

Je me force à manger quand même à midi, bien que n'ayant pas du tout faim, car il pleut dans le parc alentour, bon prétexte. L'indignité n'en finit pas. On quitte le Nordland  par une porte monumentale au dessus de l'autoroute.

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On arrive à Trondheim à 18h20, miracle ! Miracle programmé, car on a le dîner libre et la soirée est à nous, pour la première fois depuis le début, j'en frétille d'avance et mon moral remonte. Trondheim, troisième ville de Norvège, est un grand centre universitaire et commercial, elle a été fondée par Olaf 1er, au XI ème siècle, sous le nom de Nidaros.

 Le gros souci des passagers, c'est de s'organiser un dîner en groupe, les plus frileux réservent pendant le trajet un repas standard  proposé par la guide, de mèche avec une chaîne de restaurant, visiblement.  Le groupe de Faverges va sans doute faire bande à part, avec force alcool (lourdes plaisanteries de Jean Louis au sujet des bouteilles de gnôle et de Banuyls dans les valises!)  et les  rares couples « solo »  se ménager un instant d'intimité romantique, y compris les deux jeunes femmes de Strasbourg, bien sympathiques et parlant l'alsacien entre elles parfois, et le français avec un accent terrible !

Moi, je vais me débrouiller, j'ai une seconde petite bouteille de vin trouvée au Scandic de  Mo I Rana je crois, des biscuits, de la compote, du chocolat. Je sais d'avance que je ne trouverai aucun restaurant à mon goût et je n'ai pas faim du tout.

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Je  pars à la découverte de la ville, me repérant à la cathédrale, qui est assez loin. Le long du chemin je ne manque pas les belles maisons hanséatiques sur pilotis le long du bras de mer  et le pont de l'octroi en métal peint en rouge, magnifique et de style Art Nouveau. Il est assorti à veste en lainage rouge que je portais à Tallinn. Mon cœur se serre à cette pensée. 

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Je prends de belles photos, y compris de moi, car les lieux ne sont pas très fréquentés, c'est l'heure du repas. Seuls les quais du canal principal et la foire concentrent la  population aux terrasses des restaurants, dans les cafés.

 

La foire permanente du centre ville me fait fuir, très commerciale et hors de prix - même le mac Do ne me tente pas. Je longe un  opéra, des rues bourgeoises, un parc désert, loin du tumulte de la foire.

Retour par les vieux quartiers silencieux et pavés,  qui m'évoquent la haute ville de Tallinn. En ce temps-là  je pensais moins à toi, car ton amour m'étais acquis. Je te portais juste dans mon cœur, dans mon sourire,  j'étais assurée, rassurée. On se reverrait dans quelques jours pour une nouvelle saison ..

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Maisons anciennes, fleuries, échappées sur les rives du canal, peu de promeneurs. Dans une supérette, j'achète une tablette de chocolat au lait et un paquet de bon pain noir pour emporter chez moi, dans ce quartier, il n'y presque personne mais cet unique magasin est ouvert jusqu'à 22 heures.

Je croise les deux alsaciennes, en sens inverse, sur une grande place déserte, juste occupée par une grosse sculpture contemporaine en marbre noir.

Dès 21h30  retour à l'hôtel de centre ville, au si beau design scandinave, pour une modeste dînette.  La nuit est loin d'être tombée, même si on a dépassé l'intérieur du cercle polaire depuis le matin.

 Nuit à Trondheim donc, réveils successifs jusqu'à 6h20, juste avant la sonnerie du portable. On doit partir à 7h30.

Le petit déjeuner pris dans un atrium monumental - à une petite table seule enfin, me revigore un peu, il est bon, et pas excessif, verrines étranges, saumon, et  toujours ce délicieux fromage en grain qu'on ne trouve plus en France, le « cottage cheese ».

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Petit tour de ville en car, avec plusieurs arrêts que je crains à cause des marches hautes et raides,  mais je découvre, bécasse que je suis, la vraie face de la cathédrale du 12ème siècle - la veille je n'avais  même pas pensé à la contourner !!  ou pas eu le courage.

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Revoilà le pont rouge et une bizarre « rampe à vélo » qui monte le cycliste sur les hauteurs de la ville ! Il faut coincer la pédale de droite sur le dispositif, et se laisser treuiller

Je  porte la tunique noire achetée en soldes à  Porto, mon legging à bord de dentelle, j'ai mis mes sandales Décathlon sans chaussettes, les  baskets  me tiennent trop  chaud au pied. Je me sens décalée parmi toutes ces dames dûment vêtues en randonneuses patentées : polos siglés, chaussures montantes lacées, polaires de qualité, pantalons noirs stricts. J'aime pas.

 Ah Porto tiens ça fait juste un an, j'avais bien aimé, la fête de la St Jean et les coups de marteau en plastique sur la tête, les feux d'artifices,  le fado « live »  dans ce grand café secret que j'avais su découvrir moi toute seule au hasard d'une balade du coté des caves! La chanteuse s'était approchée de moi et m'avait bizarrement serrée dans ses bras avec un sourire, elle avait du sentir que j'étais – déjà – aux prises avec la « saudade ». Mais j'étais assez heureuse, surtout lestée des trois petits verres de Porto offerts par la maison Sandeman, que je venais de visiter !

J' essaie de mettre notre histoire sous le boisseau, d'oublier toi, ta maladie, réelle ou inventée ?  Pas si longtemps qu'on se parlait encore, pas si longtemps qu'on s'est vus, mais plusieurs mois à venir, et sans rien au bout sans doute. Le moment est il venu où toute réparation est impossible ?  Cet été sera la première saison où l'on ne se verra pas, une grande première !

 Angoisse fugitive,  car on part vers les montagnes, un hôtel en pleine nature nous attend pas très tard. Le paysage change,  devient alpin, plus végétal qu'aquatique, il y a beaucoup de moutons, et des vaches des Highlands, bien décoiffées.

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Arrivée à 18 heures dans cette jolie station de ski (en hiver) et de vacances en été, il fait assez beau à Beitestolen, hôtel Bergo, tout en rez de chaussée., mais j'ai une chambre coté route , bien sur, pas coté montagne, enfin, ce n'est qu'une nuit, tant pis pour la vue.

Joli cadre rustique avec cheminée, animaux empaillés, objets anciens, et dans la station quelques boutiques et un Spar où j'achète encore du pain intégral et du chocolat. C'est par  là que je verrai le seul chat de Norvège !

 On est  montés à 1400m, dans la station je croise des couples toujours avides d'achats, je les admire et je les moque un peu à la fois, comment à leur age peuvent ils encore  se laisser tenter par les  « souvenirs », pure arnaque souvent, et ensuite ailleurs ils se lamentent car ils ont payé ailleurs  la même chose plus cher ! Honte pour eux, et aussi pour moi, car je n'ai envie de rien, et  je sais que mes cadeaux seront dédaignés par les enfants, alors je n'en fais plus.

Au restaurant d'étape (avant cet hôtel) on a dégusté du steak de rennes, haché, au grand dam de tous ces seniors aux dents de loup  !  Même ambiance  rustique à l' excès, autour, centre commercial énorme au milieu de nulle part, comment font ils leurs affaires ? De gros trolls en plastiques, ou bien des bœufs musqués, gardent l'entrée de toutes les boutiques.

 Je n'oublierai pas Trondheim, ce bref espace de liberté, même si le prix en était la nostalgie, ses maisons sur l'eau, le pont rouge, les petites rues secrètes  où je retrouvais Tallinn.

« Tallinn moins l'amour » ..

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10 août 2015

Un tunnel, un fjord, Bergen

BERGEN

Notre car, toujours portant la marque de l'accident, prend maintenant la direction du sud de la Norvège, avec la dernière étape avant Oslo : Bergen, la seconde ville du royaume.

Ce rescapé va pourtant connaître - et nous aussi- une ultime épreuve, celle de la pesée.

Le programme de cette journée était ambitieux : nous devions passer sous un des tunnels le plus long d'Europe, 23 kilomètres, agrémentés de jeux de lumière et irréprochable coté sécurité, puis entreprendre une croisière de deux heures sur le Sognefjord, avant de rejoindre Bergen, où nous attendrait un guide francophone pour le tour de la ville historique .

Peu avant l'entrée du fameux tunnel, la police de la route nous dévie sur une aire de contrôle, que se passe t il encore ? Dominique nous rassure, il ne s'agit que de vérifier le poids du véhicule, systématique pour les poids lourds.
On passe donc tous sur une balance invisible, qui accuse ..400 kilos de trop aux essieux ! Dominique s'étonne, car elle est passée sans encombre la semaine dernière avec un autre groupe.
Là encore, parlementer ne servira à rien, et on commence à rire jaune de ce nouveau retard, en se demandant comment on va faire, et ce qu'on va devoir sacrifier (ou qui?) pour passer.Interminables négociations avec les policiers, qui sont en train de récidiver avec un car de Polonais. Plus dociles, ceux ci ont déjà commencé à sortir des valises et à les transporter au poste ..
Nous devrons faire de même, ce n'est l'affaire que d'une quinzaine des plus grosses valises (la mienne n'en sera pas) – Nous allons franchir le tunnel, puis commencer la croisière dans l'autre sens, non pas à la sortie du tunnel comme prévu, mais à notre lieu d'arrivée programmé. Dominique est vissée à son portable pour négocier le bateau en sens inverse, l'avancement du repas à l'auberge d'en face.
Notre chauffeur repartira le long du fjord, puis sous le tunnel, seul à bord, reprendra nos valises, et reviendra nous chercher à la sortie du tunnel, qu'il aura donc franchi trois fois ! La société devra en plus, payer une amende importante.
Nous traversons le fameux tunnel sans enthousiasme, puis nous longeons les rives du grand fjord, fjord que nous parcourrons en bateau de croisière, donc, pour revenir au point d'où nous devions normalement partir.
La cantine choisie pourle sacro saint déjeuner restera notre plus mauvais souvenir gastronomique, le type même de l'usine à touristes !

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Trolls et Vikings en plastique indiquent l'entrée de la vaste cabane en bois sise au bord de l'eau. Judicieusement il faut passer par la boutique de souvenirs pour accéder au restaurant, déjà bondé, mais notre table de 48 couverts est réservée, soit 48 chaises monumentales très serrées, et déjà les serveurs s'affairent autour de nous, pour nous servir le plus vite possible ces atroces légumes aux couleurs peu naturelles, à peine décongelés et accompagnés d'un pavé de poisson arrosé d'une sauce jaunâtre. Avec mes voisins un peu rebelles eux aussi, nous avons pris un fou rire devant ce nourrissage peu appétissant, quand on nous a apporté un plat de riz blanc bien compact, et quelques lamelles d'un pain semblable à des hosties à la farine complète.
Ajoutons le jacassement insupportables des voix asiatiques, et Dominique qui commence à nous presser, l'impasse sur le café, quant au dessert je ne m 'en souviens même plus..

L'embarcadère est proche et nous faisons la queue pour monter à bord avec les asiatiques.
Mais une fois sur le pont, tout est différent, et la majesté des lieux invite au silence et à la contemplation.

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Cette croisière est toute différente de la première, celle des Lofoten. Nous glissons sur les eaux vertes et profondes du fjord, avec un peu de chance nous aurions pu apercevoir des marsouins, et nous sommes cernés par de très hautes collines couvertes de forêts, qui tombent dans l'eau à pic ; sur une toute petite bande de terre quelques villages isolés, certains autres, même, à flanc de montagne, on suppose très difficiles d'accès.
De ces hauteurs majestueuses descendent des cascades, partout, de toutes tailles, filiformes ou plus imposantes. Le temps s'est couvert et donne à ce spectacle des couleurs plombées, profondes, presque sinistres.

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Nous abordons à regret et retrouvons Dany, le chauffeur, et son car, avec les valises coupables, et prenons la route de Bergen.
L'incident a retardé le timing et notre guide ne viendra que demain matin, donc le temps libre ce sera maintenant ou jamais.

Bergen, la ville aux sept collines porteuses de pluie – il pleut ici plus de 250 jours par an – ville hanséatique où les allemands du moyen âge avaient installé un fructueux comptoir de pêche à la morue. Patrie de Grieg, grande ville universitaire et terminus de l'Express Côtier, qui fait son cabotage entre Bergen et Kirkenes.
La voie ferrée, pratiquement la seule du pays, n'a qu'une seule voie, il est impossible aux trains de se croiser, autre curiosité locale. Elle va de Oslo à Kirkenes, elle aussi, via Bergen et quelques autres villes.
Les gens d'ici sont paraît il, plus ouverts et joyeux que les autres norvégiens, en dépit des pluies presque quotidiennes. Le climat est doux, la ville jeune et dynamique et accueillante à l'immigration choisie.
Je suis contente de commencer par la visite libre, mais il commence à pleuvoir et une lutte s'engage entre ceux qui veulent aller directement à l’hôtel d'aéroport, et les autres, dont moi, qui ont envie de se dégourdir les jambes et découvrir le port et son marché aux poissons, tout de suite !
Une éclaircie soudaine tranchera pour nous : enthousiasmée par la sublime lumière du soir après l'averse, je pars à la découverte, le car nous attendra ici même, sur le port, où il a trouvé place.

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 Mais nous n'avons que vingt minutes ! Le temps d'arpenter le marché aux poissons, splendides et très onéreuses natures mortes, d'admirer les façades art nouveau et médiévales, de goûter l'animation d'une grande ville, et d'entrevoir le sombre quartier du Bryggen, que nous visiterons demain.
Pas le temps d'aller jusqu'à la forteresse au bout des quais, demain non plus d'ailleurs, on se contentera de passer devant avec le car.
Nous roulons jusqu'à l'aéroport, avec la consolation d'un hôtel luxueux. Le repas du soir est servi sur table, donc frugal mais gastronomique, dans un cadre sublime.

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Une jeune responsable traverse la salle, dans un tailleur gris chic et sexy, mince créature blonde si grande qu'elle aura du mal à passer sous la porte de l'office, comme le fait remarquer le très malicieux Eugenio, l'italien du groupe, un des rares « rebelles ».
Il a fallu quitter trop vite cette chambre royale, presque une suite, pour tenter de déguster les must du petit déjeuner buffet en un temps record, car Romain, le guide français, nous attend à Bergen dès 8 heures !
La ville est comme lavée de frais dans la belle matinée de juin, encore peu de monde dehors. Comme beaucoup d 'expatriés, Romain se plaît ici, et pense rester, surtout qu'il a déjà trouvé l'élue de son cœur sur place. La qualité de vie, dit il, n'a rien à voir avec la nôtre.
Il nous entraîne dans un dédale de ruelles en bois, surplombées par d'anciennes maison qui finissent par se rejoindre toutes grâce à des passerelles et des bow windows. C'étaient les demeures des marchands allemands, et on n'y tolérait ni chauffage ni cuisines, en raison des risques d'incendie ! Une odeur d'humidité boisée règne sur les lieux.

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Si l'intérieur est au naturel, du bois sombre maintes fois goudronné, l'extérieur qui donne sur les quais est pimpant, régulièrement repeint de vives couleurs variées.
Nous verrons aussi, après une brève balade dans le centre ville, autour du funiculaire et de la forteresse, des quartiers chics, un de ces musées ethnographiques en plein air si fréquents dans les pays nordiques. J'en suis même blasée, on y retrouve toujours les mêmes figurants en costume d'époque, les fermes modèle, les églises baroques, les appartements meublés comme dans la maison de poupée d'Ibsen ..
Cela sent la fin quand nous quittons Bergen pour prendre la route d'Oslo : nous revenons dans notre premier hôtel proche de l'aéroport, et, miracle, nous y passerons les deux dernières nuits, sans avoir, demain matin, à prendre la valise, et sans se presser, le départ n'étant prévu qu'à 9 heures pour la visite d'Oslo, moitié accompagnée, moitié quartier libre.
Et la dame qui avait oublié sa valise à Tromso pourra enfin la récupérer et changer de vêtements !

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03 août 2015

les Iles Lofoten

Les Iles Lofoten, site classé au patrimoine de l'Unesco, s'étendent sur deux cent kilomètres au nord ouest de la Norvège ; elles sont séparées du continent par le Vestfjord, et sont composées de cinq grandes îles et d'une multitude d’îlots, qui communiquent par des ponts, des tunnels et bien sur des liaisons maritimes.

Des montagnes volcaniques aux neiges éternelles, tombent directement dans la mer, ou les fjords, on ne le sait qu'en goûtant leur eau, salée ou pas salée .. Cela ressemble un peu à un puzzle géant, d' une beauté envoûtante.

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Les routes, très étroites, serpentent entre l'eau et la montagne, et seule la mince bande côtière est habitée. Presque toutes les petites maisons ont un toit végétalisé, de l'herbe, des fleurs, que parfois broutent les rennes ou les chevrettes.

Une chose tonnante que notre guide nous a révélée : en Norvège, on achète sa maison, mais pas le terrain ! Si bien que les alentours d'une maison sont à tout le monde, le voisin peut s'installer où bon lui semble, il n'y a pas de clôtures, ou alors vraiment symboliques, allez dire ça à des français tellement à cheval sur le cadastre ! Nous en étions bouche bée ..

Cette absence d 'interdits invite à une régulation paisible des rapports sociaux, enfin c'est mon avis.

On remarquera de nombreux « rorbu » en bois, qui alignent leurs joyeuses couleurs au bord de l'eau, il s'agit de cabanes de pêcheurs sur pilotis, souvent entourées de séchoirs à morues. Ces cabanes sympathiques sont louées à des vacanciers pendant l'été, puisque la saison de pêche n'a lieu que de novembre à mars.

A propos, les Lofoten sont une véritable aberration météorologique : bien que situées au nord du cercle polaire, leur température descend rarement en dessous de zéro pendant l'hiver, et peut s'élever jusqu'à 25 degrés en été ! Autant dire pour mon goût, la météo parfaite !

La nuit polaire sévit pourtant de début décembre à début janvier, et le soleil ne se couchera pas entre le 17 mai et la fin du mois de juillet ..

Le Gulf Stream est la cause de la douceur de ce climat, pour cette raison, le peuplement des îles remonte à 6000 ans au moins avant notre ère, selon les vestiges retrouvés. C'est depuis les Lofoten que partaient vers l'ouest les drakkars des Vikings.On dit même qu'ils ont découvert l'Amérique bien avant Cbristophe Colomb.

On peut contempler aux Lofoten, les aurores boréales (en février mars) des bancs d'épaulards ou même des baleines, toutes sortes d'oiseaux rares – dont l'aigle de mer - et le soleil de minuit : mais rien de tout cela n'est garanti par la nature capricieuse ! .. Il faudrait vivre là, et attendre.

Ce petit paradis nordique, nous l'abordâmes donc sans le savoir vraiment, avant d'être alertés par la beauté des paysages que nous reconnaissions sans jamais les avoir vus.

Cerise sur le gâteau, le temps s'était mis au bleu absolu, ce bleu si tendre et si pur des pays nordiques, ce bleu du ciel qui se reflétait dans les eaux des fjords, rejoint par les silhouettes sombres des montagnes aux sommets enneigés.

Émerveillés, nous faisions photos sur photos, frustrés de pas pouvoir descendre du car pour admirer cette succession généreuse de fjords petits et grands dans leur écrin de montagnes.

Partout le long des chemins, ces fameux séchoirs à morues, où les pauvres bêtes dûment salées achevaient, la gueule ouverte, leur transformation . Le commerce de la morue date du 12ème siècle, et à l'époque les iles dépendaient de la hanse de Bergen ; les harengs viennent se réchauffer en hiver dans les eaux chaudes du Gulf Stream et sont consommés la bas sans modération.

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Svolvaer - C'est un peu la capitale, mais à peine plus grande que le village précédent. Une adorable petite ville portuaire encadrée de montagnes, celles la même qui nous empêcheraient de contempler le soleil de minuit jusqu'au bout !

Notre hôtel « Thon » trône sur la place, où s'est installé un petit marché artisanal (langues de morues, peau, bois, et saucisson de rennes, viande de baleine, et lainages à motifs traditionnels)

La lumière du soir est étrange, envoûtante même, d'un orangé qui flirte avec le bleu et l'or, les fanions flottent joyeusement, sur le port un gros bateau est amarré, et semble disproportionné par rapport à la taille du port, tout comme la masse, toute en béton et verre, de notre hôtel cinq étoiles.

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Il fait maintenant presque froid, mais toujours grand jour, quand j'entame une balade digestive après le copieux buffet du soir – ici il y a une passerelle entre les deux quais du port, et des mouettes pas farouches, et quelques promeneurs germaniques. Je rage un peu de ne plus voir le soleil qui a disparu derrière les montagnes, en les nimbant de sa lumière surnaturelle, j'ai un peu froid, le vent s'est levé, et c'est avec plaisir que je retrouve ma chambre.

Le lendemain, nous partirons de là pour une croisière de trois heures sur le Vestfjorden, rejoindre le continent à Stutvik, ;même temps de rêve, même paysages de début du monde, même regret de devoir quitter si vite toute cette fraîcheur, tout ce bleu - Je serais restée une éternité sur ce bateau, sans jamais me lasser de cet air si pur, de ces montagnes qui semblaient venir de naître et du tendre roulis de notre navire.

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21 juillet 2015

Le passage du Cercle Polaire

Ce grand moment a failli être mis en péril par un léger accident de car sur la route de Stutvik à Mo I Rana, et a nécessité quatre heures de formalités auprès de la "politi" de Fauske. Un automobiliste roulant en sens inverse, etf qui avait bu, avait voulu doubler un cycliste avant de nous croiser et notre chauffeur a du se déporter sur la droite, tout près d'un ravin! Un rocher providentiel a évité la chute, heurtant le car qui après plusieurs secousses, s'est enfin immobilisé sur le bas coté.

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IMGP2706 Heureusement l'impact ne nous a empêché de reprendre la route, Je l'avais bien senti, placée juste au dessus, et je n'avais pas mis la ceinture!

Bref, le programme initial semblait bien menacé, et nous ne voulions pas mettre la pression sur notre jeune guide, qui a du gérer la situation avec les autorités locales et l'agence. J'étais très déçue car à la pause de midi, j'avais demandé au chauffeur de bien vouloir sortir ma valise de la soute, où se trouvait mon passeport. Je devais l'avoir, car il pourrait être tamponné du passage au cercle polaire!  je savais que ma valise était au bord, puisque j'arrive toujours en retard le matin!

O surprise, l'arrêt sur le site a été écourté, mais maintenu : le programme devait etre respecté à la lettre sans doute pour des raisons juridiques !

Nous voila donc en route pour Mo I Rana, notre étape du soir, et la dernière ville où la nuit ne tombe pas en été.

Le lieu dédié au Cercle Polaire se trouve sur un plateau enneigé, entouré des montagnes de Saltfjell. Colmme nous avions plusieurs heures de retard, le car fonçait aussi vite que possible et moi je bouillais d'impatience, car j'aime les lieux emblématiques et l'idée d'avoir ce tampon insolite sur mon passeport, entre New York et l'Arménie, me taraudait!

Le soir tombait, estompant les couleurs, mais pas la lumière, car il faisait encore grand jour et un soleil étrange jouait avec les nuages, audessus d'espaces sombres et gris, éclairés de nombreuses plages de neige et parcourus par des troupeaux de rennes sauvages.

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Après la croisière toute en bleu du matin autour des iles Lofoten, nous traversions un monde sépia, insolite, toutes les photos que j'ai prises pendant ce trajet le furent depuis le car.

Enfin, voici le site tant attendu, le "Polarsirkelen", matérialisé par une bâtisse en forme de cercle, coiffé d'une toiture lisse toute en rondeurs, soulignée d'un large bandeau rouge.

A l'entrée, une sorte de menhir en marbre rose de Faulske indique les paramètres du lieu, 66° de latitude, 33° de longitude nord, à moins que ce ne soit l'inverse!

 

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Il est 21 heures et le centre ferme dans une heure, ouf! on se précipite quand meme pour faire tamponner nos passeport à l'accueil!

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A l'intérieur, se trouvent une grande boutique de souvenirs, un bar, un restaurant, des toilettes, mais comme nous devons remonter en car dans vingt minutes, je ne perds pas de temps et m'évade dans les environs immédiats.

Au dela du parking, où stationnent de nombreux camping cars, des espaces partiellement enneigés sont émaillés de "cairns", ces empilements votifs de pierre d'inspiration chamanique, et de quelques petits monuments emblématiques : statue de l'étoile polaire en granit, mémorial pour les victimes de la construction du train qui relie Oslo au grand Nord, silhouettes en bois symbolisant je pense, les quatre points cardinaux.

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L'herbe est imbibée des eaux de la fonte des neiges, l'air si pur,  j'aurais voulu monter jusqu'à la crête, mais le temps manquait! c'est la cruauté des voyages en groupe ..

J'ai quitté ce lieu magique à regret, à partir de maintenant, la nuit reprendrait peu à peu ses droits.

 

 

 

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16 juillet 2015

Nordkapp

Après le point le plus occidental du monde européen : Cabo da Roca au Portugal, à coté de Sintra, j'ai eu envie d'en découvrir le point le plus au nord, puisque j'allais en Norvège, pourquoi pas ? Je me suis donc offert le « tour » le plus long pour ne pas passer à coté et le regretter ensuite.

Hélas, les caprices de la météo, la bas comme ici, ne m'ont pas permis de vous offrir de belles photos du soleil de minuit, car le soir où nous y passâmes, le temps était bouché, pluvieux, et le thermomètre indiquait 4 degrés, pour un solstice d'été il y a mieux !
Néanmoins cette fraîcheur estivale avait quelque chose d'exotique et je donnerais cher pour la retrouver en ce juillet caniculaire dans notre beau pays !

J'ai retrouvé une certaine similitude avec le Cabo da Roca : mêmes falaises découpées plongeant dans la mer, même végétation pelée et battue par les vents, évidemment le soleil  et le ciel bleu en moins.
On dit pourtant que le Cap Nord, grâce au Gulf Stream, ne connaît pas de températures extrêmes en hiver, où l'on dépasse rarement les -10 degrés. Mais il est apparemment très humide !

Partis d'Oslo, nous avons rejoint Alta en avion, puis roulé une centaine de kilomètres dans le Nordland, où nous avons vu les premiers rennes, lacs, fjords, vastes landes et forêts de sapins. Sans oublier les trolls devant les boutiques de souvenirs  sur les aires de repos.

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Nous avons posé nos valises dans le dernier hôtel avant les solitudes septentrionales, le Scandic Nordkapp, un hôtel vintage itinérant, car il avait été construit pour les JO de Lillehammer, et a été ensuite déplacé ici. Il y avait des oisillons sur les escaliers extérieurs, qui desservaient des passerelles en bois ouvrant sur des chambres au confort un peu spartiate, mais bien suffisant. Surtout que les buffets étaient somptueux, servis dans une salle cathédrale, autour d'une cheminée centrale géante. Ambiance viking quelque peu médiévale ..

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A 21 h30 notre car emprunte la route en lacets qui monte au Cap, sur une distance d'une trentaine de kilomètres. il fait grand jour bien sur, mais nous scrutons le ciel gris avec l'espoir de voir percer le soleil .. Notre guide est restée vague sur les prévisions météo pour ne pas décourager les troupes, et cela n'augure rien de bon !
Nous croisons des troupeaux de rennes sauvages, ceux là on ne les a pas manqués, broutant le lichen des landes désolées. Parfois une plate forme où stationnent quelques camping car. En Norvège, le terrain n'appartient à personne et donc à tout le monde, même celui autour des maisons individuelles - et le camping sauvage est autorisé partout. En dépit de l'étroitesse et la sinuosité des routes, le camping car semble être très répandu en Norvège et pratiqué par tous les temps.

Le Nordkapphallen

Ce centre d'accueil et d'information pour les touristes, on peut le critiquer à tort ou à raison, mais je vous assure que vu les conditions climatiques, nous fumes bien contents de nous y réfugier !

La construction s'intègre dans le paysage de façon assez harmonieuse, et elle est surmontée d 'un globe terrestre blanc qui symbolise les neiges du grand nord. Une grande partie, celle tournée vers le septentrion et la mer de Barentz, est vitrée, une autre est souterraine, accessible par des escaliers, des ascenseurs et une rampe intérieure.

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Devant le bâtiment, mais à bonne distance, un parking payant accueille les visiteurs, et dès l'entrée, un double panneau bleu turquoise annonce les latitudes et longitudes du lieu :''' 71° 10'21''''.

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Non, loin, les médailles géantes en bronze des « Enfants de la Terre », des sculptures réalisées par des enfants du monde entier sur le thème de la paix. Et une belle statue « Mère et Enfant » réalisée par Eva Rybbaken.

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Le hall central au plafond cathédrale en charpente distribue l'accès aux étages inférieurs, plusieurs cafétérias, une boutique de souvenirs immense, et débouche vers le Cap Nord par des gradins (où veillent les inévitables trolls géants!) : il suffit de pousser les portes ménagées dans les baies vitrées pour se retrouver sur le rocher noir du Cap, en pente douce jusqu'à la mer, balayé ce soir là par un vent fort et un crachin glacé ininterrompu !

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Le monument rendu célèbre par ces cartes postales sur fond orangé (le fameux soleil de minuit) a été construit en 1977 et représente un globe terrestre posé sur un immense trépied d'acier. On y accède par des marches en béton, squattées par les visiteurs qui s'y font photographier à la chaine, le plus souvent en prenant des poses plus ou moins grotesques, imitation d'oiseau par exemple et les doigts en forme de V. Rien qui ne m'agace tant !

Le cadre naturel étant posé, revenons à ce qu'on trouve à l'intérieur de ce centre d'accueil, aménagé avec tout le design confortable et chaleureux dont est capable la Scandinavie.

Un restaurant panoramique, le Kompasset, à l'étage supérieur
Un bar raffiné, l''''Aurora Borealis''' où boire du champagne s'impose
Un Coffee Shop plus simple, situé vers l'entrée.

Une boutique de souvenirs, la plus grande que j'ai vue en Norvège, proposant un grand choix de vêtements chauds, bijoux, vaisselle, jouets, CD et DVD, peaux de rennes, trolls de toutes tailles, livres en toutes les langues etc .. de quoi patienter en attendant le soleil de minuit !

Un bureau de poste : on sera assuré que les cartes postales envoyées seront tamponnées du Cap Nord.

Plus bas, on trouvera les toilettes, immenses et bien tenues, et une salle de cinéma où est projeté toutes les heures un film musical sur les saisons au cap nord, il est magnifique et on peut se procurer le DVD à la boutique.
On s'engage ensuite dans «'''le Tunnel''' » une rampe en pente douce où sont ménagées des niches historiques, représentant les étapes de la conquête du Cap Nord, depuis 1553.
C'est là qu'on trouvera une salle étrange dédiée à la Thailande, en hommage à la visite du roi du Siam en 1907.
En face, la chapelle oecuménique St Jean, toute petite et qui sert souvent pour des mariages. L'entrée est marquée par une belle paroi de mosaïques transparentes et colorées.

En bas de la rampe, on aboutit à la Grotte de Lumière, un espace peu éclairé, avec des gradins, où est projeté un spectacle son et lumière de grande qualité, mettant à l'honneur la nature sauvage, le peuple Samé, les animaux sur fond de musique ethnique.
Une porte dérobée conduit, sous forme de surprise, directement à l'extérieur, ce qui est décoiffant après avoir traversé tous ces espaces protégés des éléments ! On débouche sur un petit belvédère ouvrant sur la mer, contre le flanc d'un rocher noir. Et pas d'autre choix que de retourner à l'intérieur.

Alors ce soleil de minuit ?

C'est bien sur ici qu'on peut mieux le voir, si le ciel veut bien se dégager. Il descend doucement sur la mer de Barentz et dit on, au lieu de disparaître derrière l'horizon, on le voit remonter lentement de l'autre coté, en une course incessante qui se répètera plusieurs semaines !
Comment j'aurais aimé voir ça ! Mais le spectacle est aléatoire, tout comme celui des aurores boréales qui se produisent, elles, à la fin de l'hiver, mais ne sont pas non plus garanties sur facture !
On le comprend, ces phénomènes exceptionnels sont capricieux et c'est une question de chance de les apercevoir, si l'on n'est pas du coin.

Ce soir là donc, ressemblait à un automne breton, avec son ciel gris et tourmenté, son crachin et ses bourrasques de vent. Comme toujours, j'étais mal équipée, par rapport à mes collègues qui elles, avaient prévu bonnet, polaires, bottes et gants ! Je n'avais qu'un Kway et un vieux pull dessous, et une écharpe d'été ..
Nous devions repartir à minuit et demi, si bien qu'on a passé le temps entre les stations à la boutique, avec des incursions fréquentes à l'extérieur, et l'espoir que le rideau de nuages se déchire enfin. Sur le coup de minuit dix, on a eu une sorte de mirage collectif : un voile de lumière blanche se répandit sur la mer, tel une apparition surnaturelle, oui, voilà, c'était « lui », certes pas orangé comme sur les cartes postales, mais indéniablement c'était un rai de soleil ! ..

Le Cap Nord et moi, 23 h - Copie IMGP2390


On est repartis un peu moins déçus ..

Le soleil de minuit est encore visible sur une grande partie de la région du Nordland, jusqu'au cercle polaire. J'aurais du avoir deux occasions de le voir, mais la nuit suivante, à Tromso, j'étais trop fatiguée par le manque de sommeil pour sortir de l'hôtel, et tant de choses à faire avec si peu de temps libre. J'ai regardé le lendemain les photos de certains courageux avec dépit : bof, ce n'était rien moins qu'un coucher de soleil ordinaire ..
Le soir suivant, le soleil de minuit s'est couché dès 23 heures derrière les hautes montagnes qui cernaient le charmant petit port de Svolvaer.

Et ensuite, c'en fut fini du soleil de minuit, mais celui de toutes les autres heures est réapparu dès notre entrée dans l'archipel des Lofoten, pour notre plus grand bonheur, et ne nous pratiquement plus quitté jusqu'à Oslo, où j'ai pris un coup de soleil !

Infos pratiques sur le Nordkapphallen

Le centre est ouvert toute l'année à des heures différentes :
11 h à 15 h de septembre à mai
11h à 1 h de mai à fin juillet (pour observer le soleil de minuit)
et jusquà 22 heures le reste de l'été.

L'entrée est payante pour les visiteurs motorisés mais elle est incluse dans le prix des circuits organisés. Elle est gratuite pour ceux qui viennent en vélo ou à pied.

La ville la plus proche, Honninsvag, est à 35km ; c'est un port où l'Express Côtier fait escale, et qui possède un petit aérodrome.
Le réseau routier est en relatif bon état, bien que souvent très étroit pour les cars et les camping car.
On en a fait les frais d'une belle frousse, notre car ayant du se déporter brutalement sur la droite et a heureusement heurté un rocher, au lieu de tomber dans le vide !!! oui c'est vrai  et cela nous a retardé de 4 heures sur notre trajet du Jour 5 !

Depuis cette ville, on peut pratiquer des safaris ornithologiques, des courses en traineau, et des randonnées guidées en montagne.

J'ai aimé ce lieu improbable malgré la déception qu'il nous a causé, la consolation étant qu'on n'était pas les seuls dans ce cas : n'être là que de passage ..

 

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